Cycle de ciné africain contemporain

  Aula Cervantes

5 septembre 2017

Cultura Dakar présente, après le succès de l’édition précédente, un cycle de cinéma africain tous les mardis du mois de septembre à 20h. Ils seront projetés en version originale sous-titrée en espagnol. Rendez-vous avec le meilleur cinéma africain contemporain les prochains mardi 5, 12, 19 et 26 septembre à l’Aula Cervantes de Dakar !

Tous les films, déjà primés, ont été réalisés par des jeunes, et sont axés sur le thème de la mondialisation, sur l’impact du mondial au niveau local et l’adaptation ou la participation de la population à ces transformations. Voici les synopsis et détails des films proposés :

 

MARDI 5 SEPTEMBRE, 20h

LONBRAZ KANN (A la sombra de la caña de azúcar)

David Constantin — Maurice/France/Mozambique/Réunion – 2014 – 88’ — VOSE Créole mauricien

Marco, Bisoon, et ses amis travaillaient dans la sucrerie jusqu’à sa fermeture subite. Ils assistent avec impuissance totale à la métamorphose du monde qui les entoure. Un chantier immobilier de luxe a pris lieu et place des champs de canne à sucre et, très prochainement, un terrain de golf aura remplacé leurs maisons. En dépit de la violence avec laquelle s’impose le développement économique, duquel ils sont exclus, et les humiliations dont ils souffrent quotidiennement, peu à peu, se révèle une humanité plus puissante que la domination. Auparavant unis par le travail, ils affronteront ensemble cette débâcle.

 

MARDI 12 SEPTEMBRE, 20H

COMING OF AGE (Mayoría de edad)

Teboho Edkins — Afrique du Sud/Allemagne/Lesotho – 2015 – 63‘ — VOSE Sesotho

Quatre adolescents grandissent dans les montagnes du Lesotho, en Afrique Australe. Lefa, extrovertie et dotée d’un grand cœur, voit son monde s’écrouler quand Senate, sa meilleure amie, quitte le village pour aller étudier. Elle aussi devra alors décider entre rester ou partir à la recherche d’une meilleure éducation. Retabile, quant à elle, s’occupe des moutons avec l’aide de Mosaku, son petit frère, et célèbrera cet été son passage à l’âge adulte avec d’autres adolescents du village. L’été de la jeunesse passe tellement vite, les portes de la maturité s’ouvrent et se refermeront ensuite à jamais.

 

MARDI 19 SEPTEMBRE, 20H

FI RASSI ROND-POINT (Una glorieta en mi cabeza)

Hassen Ferhani — Algérie/France/Liban/Qatar — 2015 — 100’ — VOSE Arabe

Dans le plus grand abattoir d’Alger, au rythme lancinant de leurs tâches et de leurs rêves, vivent et travaillent des hommes. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis, l’enfer et le football sont ici contés telles des mélodies au style Chaabi ou Raï, marquant le rythme de leur vie et de leur monde. Les jeunes discutent uniquement du grand amour et les plus vieux, déjà empreints de sagesse, dialoguent avec les oiseaux. Au-delà de quelques personnages à la hauteur d’une fiction allant du drame à la comédie, du grotesque au surréalisme, est dépeint le portrait de la société algérienne contemporaine, de ses espérances et ses contradictions. Une Algérie qui tourne en rond.

 

MARDI 26 SEPTEMBRE, 20H

A PEINE J’OUVRE LES YEUX (Apenas abro los ojos)

Leila Bouzid — Tunisie/France/Belgique — 2015 – 102’ — VOSE arabe

Tunis, été 2010, quelques mois avant la Révolution. Farah, 18 ans, vient tout juste d’obtenir son bac et sa famille l’imagine déjà diplômée en médecine. Cependant, celle-ci ne partage pas leur souhait. Elle chante dans un groupe de rock engagé, se saoule, découvre l’amour et la ville de nuit contre la volonté de sa mère Hayet qui connaît bien Tunis et ses dangers.